UFEA
La Présidente Nationle du Département des Femmes

Madame KONKOBO Sylvie
De 1976 à 1989 le département des femmes existait de façon informelle
L’œuvre grandissait, le besoin d’une coordination et de préparation de la relève se faisaient sentir. Ce besoin a été accru avec la création de l’Alliance des Femmes Evangéliques (AFE/FEME) en 1989 dont le bureau exécutif était composé des présidentes nationales des mouvements des femmes des dénominations membres. Le comité directeur de l’Eglise Apostolique conduit par le Pasteur Freeman KOMPAORE a alors désigné Mme Hélène BAZIÉ née KABORÉ comme représentante du mouvement des femmes de l’EA, pour y occuper le poste de trésorière générale. De 1989 à avril 1992, elle a joué le rôle de présidente nationale du mouvement des femmes de l’Eglise Apostolique.
Dans sa stratégie de promotion de l’action de l’EA, le Comité Directeur a décidé en fin 1989, d’organiser des mouvements des femmes et de celui des jeunes selon la division du champ de travail de l’Eglise : locale, régionale et nationale.
Un règlement intérieur a été élaboré et adopté le 11 janvier 1990 à cet effet.
Conformément aux statuts et règlement de l’Eglise Apostolique Burkina Faso, le mouvement des femmes n’est pas une association, mais une composante indistincte de l’Eglise. Il est soumis de ce fait à la direction de l’Eglise à tous les niveaux.
Il a pour but de soutenir et de promouvoir l’action de l’EA- BF, de favoriser l’expression des femmes dans l’Eglise. De ce fait il est appelé à :
- jouer un rôle important dans l’évangélisation, l’éducation spirituelle des enfants,
- exercer un ministère d’intercession,
- réaliser des activités visant à promouvoir la communion fraternelle (camp, séminaire, convention, conférence, alphabétisation, formation sur des techniques de gestion des activités génératrices de revenus).
C’est ainsi que les femmes ont entrepris de mettre en place des comités au niveau local et régional au cours de la même année.
Deux ans après, le premier comité national des femmes de l’Eglise Apostolique a été élu le 18 Avril 1992 lors d’une assemblée générale.
Conformément au règlement intérieur, la présidente a été désignée par le Comité Directeur et les autres membres par les participantes.
Il se composait comme suit :
- Présidente : Hélène BAZIE
- Secrétaire : Sylvie KONKOBO
- Trésorière : Esther KOMPAORE
- Membres : Delwendé OUEDRAOGO (Région 2)
- Martine BOGNINGABOU (Région 3)
- Rosalie BAFIOGO (Région 4)
L’Eglise Apostolique ne comptait que quatre régions à l’époque mais grandissait spirituellement et numériquement. Comme l’a souligné Mme Elisabeth KRÄHENBÜHL, Mme Esther KOMPAORÉ composait de magnifiques chants. Son répertoire compte environ
120 chants, chantés aujourd’hui par les chorales féminines des Eglises évangéliques du
Burkina Faso. Certains de ses chants ont marqué l’Eglise tels que « Dîm kâsêng sê n yaa mam Wênnaam, Sê n zoeteb Wênnaama ka yêt n sambe, Wênnaam daab sakr bee yôodo, Tônd Zùsoaba Jesus wata ». D’autres femmes de nos jours ont emboîté les mêmes pas.
Les défis à relever étaient énormes. L’UFEA a alors initié des activités pour les relever:
– Edifier les femmes par :
- la formation des formatrices et des monitrices (femmes de pasteurs et collaboratrices) pour assurer les études bibliques dans les Eglises locales,
- l’organisation de conventions nationales de femmes
- l’organisation de camps bibliques de femmes,
- l’organisation des veillées de prière,
- l’organisation des sorties d’évangélisation
- l’organisation de retraites spirituelles,
- la mise en place de chorales locales et régionales.
– Consolider le mouvement en vue de préparer la relève par :
L’information et la formation des femmes sur :
- la vision de l’Eglise par rapport au mouvement des femmes,
- les objectifs poursuivis dans la mise en place des comités,
- le rôle d’un comité,
- L’appui à la mise en place des comités au niveau local et régional,
- L’appui à l’intégration des formatrices formées par les missionnaires dans les comités à tous les niveaux.
A partir de 1997, la missionnaire responsable du travail parmi les femmes, Mademoiselle Evelyne LACHAT a entrepris d’appuyer le comité national des femmes en participant aux différentes réunions.
– Lutter contre l’analphabétisme et l’ignorance au niveau des femmes par l’intégration de l’alphabétisation dans les programmes d’activités
– L’enseignement sur l’hygiène et le planning familial.
– Mobiliser des ressources financières pour faire fonctionner le mouvement.
Bureau National
Agenda d'activités
Les présidentes du département des femmes
Quelques Temoignages

Elle est arrivée trois (3) mois après son mari et a séjourné 16 ans au Burkina Faso
« En 1976, quelques femmes sont venues me demander si je pouvais commencer à enseigner les femmes de l’église. C’étaient Mesdames Joanna OUÉDRAOGO, Wendfâagde KABORÉ et Evelyne OUÉDRAOGO, épouses des pasteurs Bila OUÉDRAOGO, André KABORÉ et Joseph OUÉDRAOGO. C’est ainsi que commencèrent les réunions de femmes à Tanghin les lundi après-midi.

Arrivée le 16 janvier 1978 avec sa famille, elle y a séjourné jusqu’au 15 septembre 2003.
Au début, Mme Marguerite WITTWER a soutenu Mme Elisabeth KRÄHENBÜHL surtout dans les travaux manuels et environ 2 ans après, elle s’est consacrée à former des moniteurs/monitrices pour le travail parmi les enfants. Ces jeunes à l’époque, ont appris à préparer et à dispenser les leçons de dimanche aux enfants

Mademoiselle Anne KRATZER a séjourné au Burkina du 15 janvier 1983 au 28 novembre 1988.
Elle témoigne :
« Lors d’une convention à Bindé j’ai reçu l’appel de visiter chaque église de brousse pour aider et enseigner les femmes. J’y restais de lundi à samedi avec ma collaboratrice et traductrice, Hélène BADO née KANZIE pour les régions moréphones et léléphones. Au pays Kasena c’était Abiba ALIRA et Yolanda KOBAMBA qui assuraint la traduction. J’ai donné des enseignements bibliques, des cours sur la vie familiale, la santé, l’hygiène (eau, alimentation) la couture, les foyers améliorés et la pharmacopée.

Mademoiselle Béatrice BOLOMEY a séjourné au Burkina du 5 février 1990 au 16 août 1995.
Elle témoigne :
« Le Comité Directeur de l’EA m’a donné le mandat de former des formatrices. Hélène BADO et Yolanda KOBAMBA m’ont accompagnée et ont servi comme traductrices. J’ai élaboré des cours pour former des formatrices qui, à leur tour, devaient former les épouses de pasteurs à enseigner les femmes de leur église.

Elle a séjourné au Burkina du 1er juillet 1988 au 30 juin 1990,
puis du 1er septembre 1995 au 31 octobre 2001.
Très passionnée par son travail, elle a assuré la relève pour la formation des formatrices après le départ de Mlle Béatrice. Elle a beaucoup travaillé avec le comité national des femmes pour l’intégration des formatrices aux différents comités et la consolidation du mouvement. Le nombre de formatrices est passé de huit (8) à vingt-deux (22)à la fin de son séjour.
De son ministère parmi les femmes elle nous dit ceci :
« J’ai travaillé avec des femmes courageuses et vaillantes, pleines de zèle pour le Seigneur. J’ai découvert en elles un potentiel incroyable avec le désir fort de toujours aller de l’avant malgré les difficultés d’ordre familial et matériel. Le dévouement de ces sœurs m’empêchait de me décourager dans mon travail. Dans chaque région on comptait toujours un noyau de femmes déterminées à avancer dans l’œuvre du Seigneur. Pour cette œuvre, nous avons voyagé, dormi, mangé, ri et pleuré ensemble. Nos rencontres (séminaires) étaient des occasions pour louer le Seigneur par des chants et des danses malgré les difficultés que rencontraient certaines d’entre elles. J’ai beaucoup reçu d’elles plus que ce que je ne leur ai donné. Cela a été pour moi une grâce spéciale qui m’a beaucoup marquée. Merci à toutes pour les richesses que j’ai reçues d’elles.